Biographie

Réalisateur depuis 1987, je travaille sur l’idée que le cinéma peut restituer le temps antérieur en lui substituant des traces de l’absence.
Centrés sur l’intime, l’écriture, jouant de l’absurde dans la distance au réel, ces films tentent d’explorer la voie ouverte par Michel Henry sur l’auto-donation (où il n’y aurait plus de distance phénoménologique entre le donné et le donnant).

Fortement marqués par le quotidien, le temps, les images mentales et une quête de sens revendiquée, travaillant sur la vitesse, l’improvisation, l’accumulation et la profusion, 400 films et installations forment un univers, où la visée, la projection, laissent l’intimité loin de moi, comme une dépossession, un tas d’objets abandonné.

Mon travail trouve également un prolongement dans des œuvres numériques qui relèvent d’un affectif qui s’affranchit du dispositif technologique de départ.

Repères biographiques

1977
- Je fais des pas chassés de joie d’aller voir Les Vacances de M. Hulot et Jour de fête en resortie nationale au Cyrano à Versailles
- Mort de Chaplin, je découvre que Charlot est aussi un vieux monsieur à Veuvey

1980
- Mon premier film tout seul, toujours au Cyrano, un dimanche soir : Histoire d’Adrien
- Début de la cinéphilie compulsive

1982
- L’écrit, la perception, la parole, le réel : rien ne tombe juste, chute de la confiance

1987
- Fin de la cinéphilie compulsive
- Mon oncle Raymond me donne une caméra super 8
- Premier film, La tombe-Issoire, tourné entre Paris et Dieppe avec Éric de Sarria

1990
- Fiction en 16 mm : Qui es-tu, Gonzales ? co-écrit et réalisé avec Éric de Sarria


- Gros coup de blues (mais alors, c’est ça le cinéma ?)

1991
- J’assiste dans les gradins du stade de Bari à la défaite de l’Olympique de Marseille contre l’Étoile Rouge de Belgrade
La défaite

1993
- Fuite dans un village industriel près de Grenoble
- Je fais des installations dans mon grenier et des films super 8 et 16 mm que je développe dans ma baignoire

1995
- La vidéo, c’est bien, y a du son direct

1996
- le matin, je me lève et je lis. Ensuite, je cours
Mes urines, 1996-1999, Boris du Boullay
- Mon père est mort est projeté aux Xèmes Rencontres de Châteauroux. Joseph Morder me présente ses condoléances

1998
- Je découvre l’hyperlien et écris Explication de texte

2000
- Retour sur Paris. Tout ce qui ne rentre pas dans le camion part à la benne

2007
- J’ai de la merde dans les yeux (photo : Fabien Lainé)
j ai de la merde dans les yeux
- Je rejoins le collectif négatif fondé par Yves-Marie Mahé

2010
- Ah non, on est déjà en 2011. J’écris toujours